« ZITTI ZITTI, PIANO PIANO »
Auteur: Stefano Disegni (11.04.2010)
Paru dans Il Misfatto, supplément satirique hebdomadaire
du quotidien IL FATTO QUOTIDIANO
Veni, vidi, dormi
« Il y a deux catégories de lois honteuses: celles qui servent à Berlusconi et les autres. Les reconnaître est un jeu d’enfant: celles qui servent à Berlusconi, les plus inconstitutionnelles, sont immédiatement signées par le président de la République italienne Giorgio Napolitano. Les autres, un peu moins inconstitutionnelles que les premières, ne le sont pas. » ¹ (Marco Travaglio, 01.04.2010).
J’ai ouvert ce blog en parlant de Giorgio Napolitano: « ce qui a rassemblé les partis politiques dans le choix de Giorgio Napolitano comme président de la république (…) est que tous considèrent qu’il est un ‘Sage’. On ne s’attendait pas à ce qu’il le soit autant. » (Un président très sage). Rien n’a changé, sinon en pire, depuis l’été 2008. La fuite en avant du Cavaliere n’a jamais cessée, et l’empêchement légitime (leggitimo impedimento), après le Lodo Alfano — c’est à dire l’impunité pour Berlusconi, finalement déclaré inconstitutionnel — est le dernier avatar de cette triste farce passée sans réels dommages par les cases Mills (corruption) et Mondadori. Napolitano a signé, encore. Cette fois-ci un texte légitimant l’absence du Cav. à ses procès. Mais aujourd’hui le magistrat Fabio De Pasquale a demandé à ce que la Consulta (Cour constitutionnelle) se prononce sur la légitimité de… l’empêchement global du Cavaliere à répondre devant la justice de son pays, estimant que le texte est en conflit avec les articles 138 et 101 de la Constitution italienne. C’est que De Pasquale aimerait beaucoup (c’est son travail) voir Berlusconi, imputé, se présenter au procès Mediaset (fleuron audiovisuel de la Fininvest du Cav.). On y parle de fraude fiscale, de fonds illégaux… etc. Le train train.
Stefano Disegni a consacré hier sa planche hebdomadaire hier à Giorgio Napolitano, et et je me fais un plaisir de vous en livrer une adaptation française ci-dessus (cliquer sur l’image pour l’agrandir).
vV
¹ « Le leggi vergogna si dividono in due categorie: quelle che servono a B. e le altre. Riconoscerle è facilissimo: quelle che servono a B., cioè le più incostituzionali, Napolitano le firma all’istante; le altre, quelle un po’ meno incostituzionali, no. » (Legittimo firmamento di Marco Travaglio, Il Fatto Quotidiano, 01.04.2010)







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Dimmi un po il fatto com’è come giornale? non ho mai avuto l’occasione di comprarlo (sto in francia da qualche anno). Ho paura che si un po troppo fissato su Berlusconi, è cosi oppure c’è spazio anche per l’internazionale?
Bonjour :) Diciamo che oggi, particolarmente con l’apertura del sito ‘vero’, mi sembra che lo spazio si sta allargando verso il mondo intero. Ma questo problema sta più nel ‘Cavaliere’, secondo me, che nel Fatto. Se è l’unica testa -senza ‘sussidio’- che abbia il coraggio fa il suo mestiere, quello di dire cosa succede qui in Italia, non bastano neppure la ventina di pagine del quotidiano per coprire decentemente l’attualità italiana…
Mi ricordo bene Antonio Padellaro, a fine giugno 2009 (Bologna, presentazione del futuro giornale) : dichiarava che se avessi dovuto scegliere domattina il soggetto di prima pagina, tra ‘sciarpame’ e studenti massacrati in Iran avrebbe scelto la seconda notizia senza ombra di dubbio… Grazie per il commento. A presto, Om