Repousser les frontières du racisme

Le 14 septembre 2008 mourait Abdoul Salam Guiebre, 19 ans, à Milan. Battu à mort par un commerçant et son fils qui, le frappant, hurlaient « nègre de merde ». Les agents de police arrivés sur les lieux déclarèrent que « malgré l’existence de ces insultes l’homicide n’a rien à voir avec un épisode de racisme ».
Aujourd’hui 10 avril 2010, pas de mort, mais une confirmation indirecte lancée depuis Trévise: un tribunal y a (parlons peu et bien) établi qu’insulter un homme de couleur en le traitant de « nègre de merde » coute 250 euros. « Nègre de merde, tête de bite, et en plus tu es communiste ». L’homme insulté, un sénégalais, avait porté plainte, et le commerçant -un blanchisseur- coupable des faits a été condamné à verser 250 euros et les frais liés au procès. Le tribunal a exclu qu’il s’agissait ici de haine raciale. Les faits remontaient à 2006.
« Étonnant, non » ?
vV
Links
- Sentenza del tribunale di Treviso: dire «negro di m…» non è razzismo
CORRIERE DELLA SERA 10.04.2010 - Il fait de moins en moins bon être étranger
COURRIER INTERNATIONAL 15.09.2008 - Processo Abba, i baristi chiedono scusa
CORRIERE DELLA SERA 20.04.2009 - Ucciso a sprangate al grido di « Negro di merda »
DAZEBAO 15.09.2008, di Michele Bono






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