
L’ami fidèle, Fedele Confalonieri, l’ami du coeur de Silvio, « manager italien » poursuivi par la justice italienne pour fraude fiscale, compagnon de croisière du jeune Silvio-chanson (ah, jeunesse!) uni à jamais par la musique au Cavaliere, Fedele qui a une place éternelle réservée dans l’ésotérique mausolée d’Arcore du bon Silvio (ainsi que Dell’Utri et Gianni Letta: la crème de la crème); donc…Feeeedele, l’homme encore membre du directoire du Medef italien (Confindustria), également président de l’Association des Télévisions Nationales et président du sous-empire Fininvest mondialement connu comme Mediaset (les chaînes de télévisions de Berlusconi), le principal concurrent de Sky (ou vice-versa)…
Le président du Conseil envoie donc son ami parler, alors qu’il a (eu) la « scarlatine » ces derniers jours, annulant ainsi tous ses rendez-vous (à L’Aquila comme à Bruxelles), mais assez en forme pour occuper un talk-show à l’improviste par liaison téléphonique (Ballarò de Floris), et ce pour attaquer violemment les « juges communistes qui l’accablent, qui sont la véritable opposition dans le pays« , selon lui…¹
Bref, le fidèle Fedele, l’éternel ami livre à La Stampa ce matin une vibrante interview pour parler de Silvio au peuple italien. Tout (n’)est (certainement pas) dans le titre des deux pages :
« Les freins de la démocratie gênent Berlusconi »²
Pour l’interview, en attendant un éventuel « fracassant commentaire » de l’ex-président Cossiga -roi du scoop à l’envers- on va quand même s’efforcer de la lire toute entière puisqu’à première vue ça parle de sport (vendre ou pas Kakà au Real Madrid), de la D’Addario, de Bettino Craxi (« nous avons été lâches de ne pas aller le trouver à Hammamet« )… Tous les contours d’un vrai programme politique de masse.
Si la justice italienne pouvait faire son travail ça nous arrangerait diablement.
aEc
¹ L’association nationale de la magistrature lui a répondu : « Si nos robes sont rouges, alors elles le sont du sang versé par les magistrats, de ceux qui ont payé avec leur vie la défense de la loi et des valeurs constitutionnelles, à commencer par Falcone et Borsellino »
² « La democrazia ha dei freni che ha Silvio danno fastidio »
Illustration: « Sua Maestà » Nonciclopedia






