Les dirigeants du Parti Démocrate, obstinés dans leur refus à ne pas accepter la demande d’adhésion de Beppe Grillo à leur formation politique -nécessaire pour une candidature à leurs primaires- ont été trahis par la base: son inscription a été acceptée par une antenne locale d’Avellino (Campanie). Il est maintenant membre du Parti Démocrate. Le peplum repart avec une course aux signatures: il a 48 heures pour les réunir.
Octobre rouge. Beppe Grillo est devenu aujourd’hui le membre n°40 du Parti Démocrate italien (centre-gauche) à la section locale de Paternopoli (Campanie). Le secrétaire du cercle PD »Martin Luther King » Andrea Forgione lui a délivré sa carte du PD, estimant devoir répondre à la provocation »bureaucratique » de son propre parti: depuis l’annonce faite par Grillo le 12 juillet ¹ de vouloir être candidat à ses primaires, tout en n’y ayant jamais été inscrit (démarche nécessaire à la candidature), les dirigeants du PD italien se sont opposés fermement à son adhésion en invoquant l »’hostilité » de Grillo envers le PD depuis sa création. Et un alinéa du règlement interne pour le justifier ¹.
La suite de cet intrigant peplum dans les 48 heures. C’est le temps à disposition maintenant pour Grillo afin de recueillir les 2000 signatures nécessaires pour pouvoir être candidat aux primaires du 25 octobre.
Bien que probable grand favori s’il réussissait ce tour de force, on n’a toujours pas compris si Grillo entend(ait) mener cette démarche jusqu’au bout et éventuellement devenir le premier secrétaire du PD italien, ou si l’opération vise avant tout à créer un nouveau rapport (de forces) avec le parti Démocrate, obligeant ce dernier à se renouveler de fond en comble et accepter à court terme l’alliance avec l’Italie des Valeurs de Di Pietro.
Les dirigeants trahis par la base. En l’état, on avait compris que les inscrits au Parti Démocrate ne sont pas contraire, loin de là, à la candidature de Grillo. On remarque qu’il y est maintenant rentré officiellement, par la petite porte qui compte: la base.
Grillo nazi-skinhead? Le parti Démocrate ne semble pas se lasser de son époustouflante -ou suicidaire- stratégie globale d’autodéfense envers le »comique génois ». Après le vibrant hommage rendu par Veltroni a Bettino Craxi¹, c’est Pierluigi Bersani, le candidat D’Alemiano aux futures primaires, qui fait carton plein. La déclaration suivante, reportée par La Stampa aurait été faite peu avant avant l’annonce par Grillo d’etre »enfin » membre du Parti Démocrate ² :
«Grillo est ouvertement anti-Parti Démocrate. Nous avons une règle interne qui interdit à nos opposants de pouvoir etre candidat à la guide de notre parti. Cette règle nous protège ainsi de la possible candidature d’un nazi-skin ».» (Pierluigi Bersani, 17.07.2009)
Sondage. Si les fans de Grillo ne semblent rien y comprendre et restent très divisés, le »public » de centre-gauche semble moins indécis: un sondage en ligne du journal L’Espresso ¹ le donne à plus de 85% d’intentions de vote (aux primaires du PD) contre environ 5% pour les »jeunes éléphants » du parti. Bien que sans valeur, le fossé apparu ici est si grand qu’on peut penser y voir une tendance claire.
Embarras croissant au PD. La direction du parti annonce qu’elle refusera l’inscription validée à Paternopoli et entend formaliser cette décision le 21 juillet. Mais il se pourrait que d’autres antennes locales fassent »outing » comme celle d’Avellino, et que le principal sujet de discussion interne ne soit plus les primaires du parti et les jeux de soutien, mais simplement la démocratie à l’intérieur du parti Démocrate.
»Octobre rouge en arrivée, je répète: Octobre rouge en arrivée »
(Beppe grillo, 17.07.2009)
AeC
D’autres d’articles récents à ce sujet:
- Beppe Grillo sauvera-t-il l’Italie? 16.07.2009
- Fait-divers: Mort du Parti Démocrate italien 14.07.2009
- Beppe Grillo candidat aux primaires du Parti Démocrate italien! 13.07.2009
- Beppe Grillo au Sénat italien: 350.000 signatures pour un ”Parlement Propre”12.06.2009
[2] Mise à jour 17.07.2009
Source: la Stampa








Je pense (mais de trop loin) que tout cela fera élire Franceschini. Ce qui est un compromis acceptable
… mais n’est pas suffisant vu le programme, ou plutôt AGENDA, du PDL pour l’Italie. PDL qui a créé sa propre opposition : xénophobes et fascistes-ex-post-néo, qui sont au gouvernement comme vous le savez…