L’Italie, pays berlusconien à plein Régime

« Mon mari? comme Napoléon! »: Veronica Lario, femme de Silvio Berlusconi, est sortie de ses gonds. Elle n’en peut plus, et ce n’est pas la première fois. Elle a descendu en flèche son mari, président du Conseil italien, dont elle se déclare victime, ainsi que ses enfants. La faute à qui? Encore les femmes, mais aussi la politique. Pendant ce temps, le Cavaliere utilise L’Aquila comme un ground zero touristique (de la fête nationale au futur G8), et, après Mara Carfagna (la ministre pin-up), tente de réintroduire les « veline« , c’est à dire les show-girls de la télévision, sur les listes de son parti en vue des élections proches. Un seul objectif: carton plein. Il pourrait y perdre sa femme, mais l’Italie beaucoup plus.

[dernière mise à jour:20:13]

Silvio Berlusconi (AFP)

Veronica Lario (de son vrai nom Miriam Raffaella Bartolini) ne s’exprime que très peu, mais à chaque fois qu’elle le fait elle crée la stupeur et découvre la distance abyssale qui la sépare de son mari, le premier des italiens, Silvio Berlusconi. Un fossé toujours plus large et plus profond.

Le dernier grand choc fut en 2007, lorsqu’elle réagit violemment à une énorme berlusconade, ou simplement rappela à tous que les mots ont un poids et un sens, alors que l’indifférence indignée ou amusée entoure depuis longtemps les fameuses blagues du Cavaliere. Mais cette fois-là il avait fait fort, en déclarant lors d’une remise de prix « telegatti » (« césars de la télé ») à la bellissima Mara Carfagna que « s’il n’était pas déjà marié… il la suivrait n’importe où« . Veronica écrivit alors une lettre à un journal de gauche s’il en est, La Repubblica, pour demander des excuses à son mari. Et Silvio Berlusconi, stupéfié ou pétrifié, très habitué à contrôler les médias ou tout en savoir, découvrit ses mots furieux comme n’importe quel italien. Au petit matin. « C’est un coup bas, elle ne devait pas le faire. Elle me le paiera » avait-il laché selon le même journal. Puis il s’excusa lui. Toujours via la presse.

« La Carfagna » devint ensuite Ministre de la Parité des chances, un choix vivement critiqué puisqu’elle était une ex-pin-up télévisuelle qui avait posé nue, employée du même Silvio par le groupe Mediaset, et à priori sans aucune expérience relative à un poste si important dans le pays. Puis des écoutes téléphoniques, à peine déclarées illégales après de long mois de procédure ayant beaucoup occupé les avocats députés du Cavaliere, avaient aussi suggéré (on dit aussi simplement que c’est un fait) une relation amoureuse entre Berlusconi et la Carfagna, évoquée par les deux durant des conversations téléphoniques « bollente« . Pour faire court, un sexgate à la Lewinsky. Et puis encore, car ça ne s’arrête jamais, les très indélicates peintures de Panseca qui très récemment rappelaient tout ça.

Ce qui a fait apparemment débordé le vase de nouveau est le retour des « veline« , des show-girls berlusconiennes… dans le projet politique du parti du Peuple de la Liberté. Tout simplement utiliser ces belle donne qui appartienent aujourd’hui toutes entières au Cavaliere, grandies au sein de la télévision italienne, qui appartient elle aussi aujourd’hui totalement ou presque au cavaliere, comme bien démontré -le parfait CQFD- par une réunion récente tenue chez lui à Palazzo Grazioli afin de décider des noms des prochains patrons des chaines italiennes, RAI y compris.

Pour ceux qui se souviennent de la 5 française (merci François Mitterrand), les veline on appellerait ça chez nous les « pétasses du PAF ». Leur carrière en Italie est obligatoirement ponctuée par une ou des apparitions dénudées sur la presse masculine spécialisée ou érotique.

Le Cavaliere avait été aussi surpris il y a quelques années en douce compagnie, une brochette de filles-de-sa-télé dans l’une de ses propriétés, entouré de girls dont une très facilement reconnaissable: l’une de ses employées, ex-concurrente du « Big Brother » italien (Grande Fratello): La « rousse », pour parler en italien (son nom? quoi? elle est bonne et elle est payée pour ça, non? e basta) est d’ailleurs une des possibles candidates du PDL pour les futures élections. Pourquoi pas Presidente! Mais oui!

Ironie du sort, c’est Mara Carfagna qui doit aujourd’hui lutter contre ce que dénonce Veronica Lario aujourd’hui: « Un grand n’importe quoi tout au service du pouvoir », du « fait du prince », contre la dignité des femmes, de La Femme. « Qu’une femme soit belle n’est pas un défaut » dit Veronica Lario, mais elle dénonce violemment l’utilisation faite de cette « qualité » et le discrédit porté sur les femmes en général par le pouvoir -très masculin en Italie- et la manière effrontée dont cela est fait. Heureusement, selon elle, Merkel ou Thatcher sont là pour rappeler qu’une carrière politique au féminin (digne de ce nom entend-t-elle certainement) peut exister.

Veronica Lario et Silvio Berlusconi (AP)
Veronica Lario et Silvio Berlusconi (AP)

Mais revenons à Veronica:

« Mon mari est comme Napoleon » (Veronica Lario)

Elle précise: « Mais pas dans l’esprit du Dictateur. Le vrai danger est que la dictature arrive après lui, si la politique meurt, comme c’est je crois le cas aujourd’hui » a-t-elle encore déclaré hier à ANSA.

Elle se dissocie complètement de son mari: « Moi et mes enfants nous sommes victimes et non complices de cette situation. Nous subissons et nous souffrons« .

Bis-dernière, la présence à fin électorale du Cavaliere à l’anniversaire des 18 ans d’une jeune napolitaine: « Ce que j’en pense? » dit Lario, « J’ai été moi aussi énormément surprise, parce qu’il n’a assisté à aucun anniversaire de 18 ans de ses enfants, alors qu’il y était toujours invité« .

Les femmes italiennes et le mobbing d’État

Le ministre de la Fonction publique et de l’Innovation, Renato Brunetta, s’est aussi illustré récemment devant… la ministre Mara Carfagna (décidemment!) et une assemblée féminine médusée: Il accusa les femmes d’absentéisme volontaire pour shopping ou se déclarant faussement malade pour s’occuper de leur famille: « Je ne veux plus que les femmes quittent leur poste pendant les horaires de travail pour aller faire les courses. Puis les voir s’en aller chez elles à 13h30 avec leurs cabas, ayant tant de mal à concilier travail et famille« . Et puis, sous la forte contestation « C’est vrai, évident, ovvio, c’est comme ça: È così. Il l’a répété peut-être 20 fois, « È così » lorsqu’il s’est rendu compte de l’énormité qu’il venait de proférer, surtout au plus mauvais endroit qu’il pouvait choisir: un congrès sur l’égalité des chances…

Accusées donc non pas de laxisme au travail, mais pire, la faute grave journalière, quotidienne: Bienvenue au Mobbing d’Etat. Et tout ça parce que le ministre veut augmenter l’âge de la retraite pour les femmes (65 ans): elles travailleraient plus et donc gagneraient plus u bénéfice de leur émancipation. Vive le ministre! Et le tout en conformité avec les normes UE: une énorme hypocrisie à l’italienne, pays qui généralement se contrebalance totalement des normes UE!, mais ici tranquillement sur le dos des femmes, c’est okay. Bravo Brunetta. Au passage, la Carfagna a quand même pris sa première médaille au combat… Et Veronica Lario peut continuer à s’en faire.

Mais c’est le Cavaliere qui reste le vrai « champion de la Liberté » en Italie. Comment ça se passe en ce moment au pays berlusconien? Petit tour d’horizon des dernières journées…

Bien qu’avec Berlusconi ce soit devenu un sentiment quotidien, nous voici concrètement en pleine campagne électorale, campagne dont le Cavaliere a donné l’envoi quelques heures avant le tremblement de terre des Abruzzes avec la création de son « Peuple de la Liberté ». Et il n’arrête plus Silvio.

Les Abruzzes sont mêmes devenues ses « twin towers » à lui, et Onna (« la ville qui n’existe plus ») son ground zero: pour la première fois de sa carrière politique il a fêté le 25 avril avec le pays, la fête nationale, fête de la libération de l’Italie du nazifascisme, c’est-à-dire le jour des « rouges partisans », historiquement toujours fuit par la droite. Brisant l’énorme tabou il a décidé d’y participer « car ne pouvait laisser cette fête aux seuls communistes« .

Le Cavaliere, promoteur de la Maison de la Liberté puis Peuple de la Liberté, a même proposé de rebaptiser la journée -on parle bien de la fête nationale italienne- en « Fête de la Liberté ». Son jour à lui, sur les ruines des autres. Une fête de son parti politique existe déjà, d’ailleurs, sous le même nom

Mais son truc était gros comme une ficelle: l’occasion de s’approprier définitivement les ruines et la souffrance de L’Aquila, d’Onna, de toutes les victimes des Abruzzes, et ce en piétinant au sens propre les preuves que les enquêtes tentent de recueillir pour punir les constructeurs et hommes d’affaires coupables: Car il semble aujourd’hui très clair que le tremblement de terre a fait moins de morts que les hommes et leur avidité.

La délinquance d’un État mené par un entrepreneur sans scrupules

Bref, on savait les Aquilani victimes d’un tremblement de terre, puis de pillages, de constructeurs véreux, menacés par la mafia (grand spécialiste des appels d’offre en arrivée) et orphelins momentanés de leur pape qui y a finalement fait une visite hier 28 avril. Mais ce n’est rien en comparaison de l’enfer sans lequel ils sont plongés maintenant et ce pour des années par la médiapolitique de Silvio Berlusconi.

Le président de la République italienne Giorgio Napolitano a beau avoir accusé plusieurs fois, sobrement et clairement:

« Les dommages (de L’Aquila) ont été aggravés par l’avidité et le mépris des règles » (Giorgio Napolitano, président de la République)

Silvio Berlusconi, lui, s’en fout complètement: « Quand surviennent des choses comme celle-là (la catastrophe liée au séisme), il y a d’une part ceux (comme moi) qui réagissent en se mettant au travail et d’autre part ceux qui cherchent des responsables. Moi je suis anthropologiquement (sic) différent à ces derniers. Avant de parler de responsabilité il faut des preuves. Et si il y a des responsables, les noms sortiront d’eux-mêmes« . Bonne chance chers magistrats. Et ils travaillent dûrs en ce moment. Le problème sera peut-être de se faire entendre quand ils auront les noms des coupables.

Dans les Abruzzes, là où il faudrait temps, raisonnement et action de justice, Berlusconi lui ne voit que l’échéance electorale proche et un marché immobilier immense, fantastique. Il aimerait reconstruire vite vite vite. 60 000 réfugiés en otage de berlusconades insensées, de promesses de relogement éclair, de petites phrases qui ne sont même plus relayées en Italie (le camping, Ikea,..), ou par contre on retient, par exemple, la dernière grosse salve:

« Mon père disait toujours que celui qui veut faire le Mal a trois solutions devant lui: devenir un délinquant, un magistrat ou bien dentiste. Mais les dentistes sont sortis de la liste en inventant l’anesthésie« 

Voilà ce que disait le Cavaliere il y a quelques jours depuis L’Aquila, en plaisantant. Enfin on le suppose, il souriait. Son père. Suo padre, travaillait -et je me répète- à la banque Rasini de Milan, une grande « lavanderie » au nord qui semble-t-il, avait parmi ses clients son jeune fils Silvio mais aussi le boss de Cosa Nostra basé à Corleone, Totò Riina lui-même (celui qui aurait commandité les assassinats des juges antimafia Falcone et Borsellino entre autres) et son futur successeur Bernardo Provenzano, qui fut arrêté lui en 2004 après 40 ans de cavale. Voilà.

Le Mollah Silvio, chef des Italibans

Je passe rapidement sur le « Mollah Silvio, ou d’un président du Conseil décidant de qui peut parler et de quoi à la télévision. Récemment, le journaliste Michele Santoro, pas le plus fin de ses opposants encore visé. Il avai déjà été victime de l’ »édit bulgare » lancé par Berlusconi de Sofia le 18 avril 2002 où il dénonçait alors « l’usage criminel fait de la télévision » par… ses opposants. Virés Santoro, Marco Travaglio, Daniele Lutazzi (coupable d’avoir invité Travaglio) et Enzo Biagi, peut-être le plus grand journaliste italien du XXème siècle avec Montanelli. Ca a recommencé le 9 avril, alors que Santoro abordait de front et de manière polémique le séisme et problèmes liés dans les Abruzzes. C’est le caricaturiste de l’émission Vauro qui a pris finalement, 2 semaines dehors. Berlusconi espérait vraisemblablement faire un « full »: clore le programme, virer Santoro, et donc aussi le journaliste Marco Travaglio et la comique satirique Sabina Guzzanti, invités réguliers. Les élections arrivant et la fréquence de sujets indésirables au Cavaliere devraient faire que la prochaine charge arivera très vite…

Et allez: un G8 « special anti-no global » dans les Abruzzes. Un ground zero à Onna, et un bel effet »twin torre »:  tout est prêt pour le show

Ah, le G8 aussi. Il sera dans les Abruzzes. Silvio Berlusconi dit que ce sera pour économiser de l’argent qui sera reversé à la cause des sinistrés et puis selon lui les « No global » n’oseront pas venir tout casser sur les ruines de L’Aquila. « No Global »: c’est comme ça qu’il appelle les Black blocks depuis les faits de Genova, alors que SA police a été absolument responsable de beaucoup de heurts, et qu’à peu après tous ceux impliqués ont bénéficié de la prescription des faits, encore une fois. Morale en passant: Ca va très très mal se passer, et ça servira d’exemple pour renforcer la répression. Mais au G8, il fera faire à tous un petit tour de ses « twin torre« , de FREEDOM CITY, de la et des futures Villes de la Liberté bien sûr. Il le dît lui-même très vite: il y « voit » des villes nouvelles dans les Abruzzes.

Sicile-Italie, un joli pont

Et en attendant -mais on attend quoi réellement?-, on promet à la Sicile, enfin plus exactement à Cosa Nostra, le pont reliant l’île à l’Italie (ou est-ce le contraire?). C’est à dire, sur un plateau d’argent pour la Mafia, le marché des appels d’offres d’un pont qui ne verra jamais le jour. Si par miracle oui, ce serait avec « 200 000 tonnes d’acier, des pylônes plus lourds que la tour Eiffel et plus grands que l’Empire State Building, 8 millions de cubes de terre, 16 millions de « rond à béton » -ferraille- dont la longueur équivaudrait, si mis bout à bout, à 2 fois le diamètre de la Terre et 7 milliards d’euros de dépense pour un pont qui devrait rester fermé 100 jours par an à cause des vents« . Et on confirme bien le projet dans les jours qui ont suivi le séisme, au moment des économies: « Ah non, celui-là c’est un grand chantier, un projet intouchable… Et la Sicile vote à droite toute, une île berlusconienne, impeccablement « PDL ».

Un pilote à gauche?

Face à Berlusconi? La gauche est en pièces. Veltroni est devenu rapidement « Veltrusconi », surnom voulant démontrer son incapacité à (vouloir?) contrer Berlusconi. Dario Franceschini a été ensuite élu mort-né, et avec D’Alema, tire à vue sur Antonio Di Pietro, qui lui grimpe, grimpe, mais ils ne veulent pas s’y allier. Il est trop embarassant, l’ancien magistrat de Mani Pulite et Tangentopoli. Franceschini a même déclaré que voter pour Di Pietro était un vote perdu. Ce dernier vient de lui tendre la main quand même, et c’est D’Alema, qui a déjà lui-même virtuellement enterré Franceschini, qui lui a répondu: « Non ».

Un Cavaliere à 73%, selon… lui

Silvio Berlusconi, c’est à dire le PDL tout à son image, s’estime aujourd’hui à 73% dans les sondages. C’est lui qui donne les chiffres maintenant. On ne sait jamais… qu’il n’atteigne pas un score historique au prochain scrutin,  étape de confiance. Et puis on ne sait jamais encore, il se pourrait aussi que TOUS les Aquilani recensés avant le séisme aillent voter, ce qui ne serait pas une première. Et puis il annoncera le résultat lui-même: ce sera « La victoire de la Liberté« , of course.

Aaaah, Obama…

Le seul petit loupé pour Silvio pour l’instant est de ne pas avoir ramené a casa du récent G20 de Londres une belle invitation pour un voyage officielle aux Etats-Unis chez « Mister Obaaaaaam », l’ami jeune et bronzé comme il dit lui-même. C’est apparemment à cet effet qu’il y a fait tout ce cirque, au point d’ennuyer la Reine et de devoir inventer une fable à son retour, liée à son « fameux coup de fil »: rentrer à la maison avec une médaille qu’il a été bien été seul à se décerner: « Rasmunssen a été élu secrétaire général de l’OTAN grâce à moi« , puis est rentré très en colère et a menacé d’un nouvel « édit » express contre les médias coupables d’avoir reporté toutes ses frasques londoniennes

Feu vert berlusconien? Les partisans du PDL déchainés contre la première dame,ou déjà ex?

Aux toutes dernières nouvelles, le Cavaliere a repris son self-mediacontrol et accuse sa femme Veronica Lario d’avoir « cru la gauche ». Il ne l’appelle plus que « La Signora Veronica »... Selon La Repubblica, elle se ferait d’ailleurs en ce moment même incendier par les partisans de son mari sur le site du parti du Popolo Della Libertà (espace forum Spazio Azurro). Toujours selon le journal, quelqu’un aurait donné le feu vert aux hostilités vers 13h00 aujourd’hui, après que la presse ce matin était remplie des déclarations de Lario: « Qu’on la fasse taire! elle qui est assise sur les milliards de son mari », « tu n’as jamais été une grande actrice (elle l’était) et tu as vécu une fable avec ton mari. Arrêtes de le salir » ou directement au Cavaliere: « Divorcez donc et qu’elle nous laisse en paix! » etc.

Si les partisans ont le droit à démolir la première dame, et donc leurs messages à être publiés, on peut imaginer que le vert a été donné d’en haut et très haut, du Cavaliere lui-même ou de son sergent (et avocat) Ghedini. Berlusconi semble bien intentionné à sacrifier les femmes italiennes et aussi la sienne à sa carrière politique ou éternelle fuite en avant qui devrait le mener tout droit à la présidence de la République. Une autre charge qui le fera bénéficier de l’impunité créée ad-hoc pour lui via le Lodo Alfano. Mes compliments Presidente.

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Sources: Il Corriere della Sera, La Repubblica, La Stampa

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