
… à danser toute la nuit avec Nicolo Sombrero et Hillary lors de la méga-party du 30 avril 2009 à Amsterdam?

Mais Naaaaaaaan... C’est une campagne de publicité rigolote réalisée à l’occasion de l’arrivée du QUEEN’s DAY, en l’honneur de la reine Beatrix de Hollande. Il y aussi Hillary et parait-il, annonce Le Monde, une dernière affiche (en arrivée) avec Barack Obama et Vladimir Poutine, réunis sous le slogan « Kiss me I’m drunk » (embrasse-moi, je suis saoul).
La vraie « news » c’est que… Silvio Berlusconi, le président du Conseil ou « premier ministre » italien sera lui aussi présent officiellement pour la fête de la libération, le 25 avril 2009, jour de la fête nationale italienne. « Le jour où les partisans libérèrent l’Italie ».
On devrait être content qu’il y aille enfin, évidemment. Et il était temps, puisque selon Dario Franceschini (Parti démocratique) « ses mandats lui en ont donné l’occasion 14 fois« .
Il est aussi temps de dévoiler maintenant le vrai titre de cet article: « Silvio Berlusconi prêt à tout, même à prendre en otage la fête nationale italienne et les fortes valeurs qu’elle représente, au cas où cela lui pourrait permettre de faire quelques points en plus et obtenir ainsi un score tout à fait écrasant aux pochaines européennes, premier test grandeur nature de son nouveau parti, le Peuple de la Liberté« .
Voilà. Le pays a besoin que Silvio dise quelque chose pour ôter cette fête des griffes « rouges », car le 25 avril a toujours été la fête des rouges et des délinquant, pour lui et pour cette droite là qui comprend encore dans ses rangs, de fait, la petite fille du Duce.
Le ministre de la Défense Ignazio La Russa (ex-Alliance Nationale néofasciste) a été clair: « Les partisans rouges (sic) méritent respect mais pas d’être célébrés comme des libérateurs » (exactement: « porteurs de liberté« ). Là c’est effectivement trop, surtout pour un parti « postfasciste » même s’il vient de se ranger dans la grande droite du Peuple de la Liberté.
Beaucoup de crimes ont été commis à la libération, de toutes les parties et tous les partis, mais justement, déclare Fransceschini: « Le 25 avril a été pendant longtemps un point d’union, la célébration des valeurs de la Résistance, de l’antifascisme et la Constitution« . C’est dit simplement. Et tout est là.
Bref, mon titre Ca faisait trop long, les photos d’Amsterdam sont passées par là… Vous ne m’en voudrez quand même pas d’avoir alléger un peu la gravité de tout cela? Si oui vous avez certainement raison.
Demain peut-être saura-ton quel lieu de mémoire ou de manifestation pourrait être utilisé ou profané par le Cavaliere pour exécuter cette basse besogne qui ne devrait être somme toute qu’un fait anodin: le président de la République française, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, a-t-il jamais manqué un 14 juillet pour quelque raison absurde que ce soit? Demain aussi je reparlerai de L’Aquila et j’espère que les ruines sur lesquelles il a tant hâte de reconstruire, à la barbe des enquêtes judiciaires en cours, ne seront pas le théâtre de cette comédie.
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Source: La Repubblica, Le Monde, Iamsterdam.com







