Giorgio Napolitano a enfin réagi [ 1, 2 ] hier après-midi au geste du Ministre des réformes Umberto Bossi lors de l’exécution, le 20 juillet, de l’hymne national italien, appelant au dialogue, à « une pause de réflexion en attente de la reprise du travail à l’automne « …
Un petit rappel à l’ordre sans citer personne et absolument informel pour demander un peu moins de vulgarité: « Liberiamoci dalle angustie di una polemica politica che finisce, perdendo il senso della misura, per cadere nella volgarità e nell’ingiuria, per venir meno al rispetto da tutti sempre dovuto alle istituzioni e ai simboli della Repubblica ». Amen.
Le ‘Lodo Alfano’? « Je l’ai signé en toute indépendance » dit-il. On rappelle que depuis des mois on n’entendait plus parler que de ça: l’absolue nécessité de donner l’impunité à Berlusconi afin qu’il puisse travailler en paix, et « ne plus passer ses samedis avec ses avocats » (car il a des maisons qu’il n’a jamais le temps de visiter).
Puis quelques mots sur l’usage des écoutes téléphoniques… On en parle beaucoup en ce moment. On en reparlera encore plus à l’automne avec la réforme de la Justice que prépare le président du conseil.
Des poursuites contre Bossi? Cela semble compliqué car inédit. L’ancien président Scalfaro a rappelé que Berlusconi a utilisé lui-même ce geste contre ses adversaires politiques le 29 mai 2005 à Bolzano. Mais Bolzano étant un fief leghiste du Trentino-Alto adige,, peut-etre avait-il voulu s’exprimer en padan? Scalfaro pense plutôt que c’est « une empreinte stylistique de ce gouvernement« . Bossi lui veut poursuivre Ryan Air et appelle au boycott de la compagnie (« Plus jamais sur leurs lignes« ) et est épaulé par d’autres ministres dont les siens: « On va vérifier leurs comptes, etcetera »
Et puis le mois d’août est à nos portes. Bonnes vacances, le pays ferme.
Au retour on trouvera les militaires en ville au coté des policiers et carabiniers pour les épauler lors des « contrôles ». Pas à pas, mais énergique. Cette mesure a été annoncé hier par le Ministre de la Défense Ignazio La Russa [ +it ].
Bref, ce qui a rassemblé les partis politiques dans le choix de Giorgio Napolitano comme président de la république, au-delà des considérations « communiste/fasciste », était que tous le considéraient comme un ‘Sage’. On ne s’attendait pas à ce qu’il le soit autant.
a&c









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